Panorama de l’emploi dans l’artisanat
Etude sur les besoins en recrutement à court et moyen terme dans les TPE artisanales des Bouches-du-Rhône
L’artisanat occupe une place singulière au sein de l’économie française et se distingue par une incontestable vitalité.
Riche de plus de 500 métiers exercés, ce secteur économique est diversifié puisqu’y cohabitent métiers du bâtiment, prestataires de services (aux entreprises ou aux particuliers), ateliers de production de biens d’équipement ou de consommation et métiers de bouche.
En dépit de cette composition hétérogène, l’artisanat possède une réelle unité, faite de valeurs et de caractéristiques communes.
Parmi les singularités du secteur, on retrouve un besoin récurrent de main d’oeuvre, de bras et de têtes, pour renforcer les équipes et contribuer au développement des entreprises.
Pour étayer ce constat empirique, la Chambre de métiers et de l’artisanat des Bouches-du-Rhône a mené une grande enquête auprès de plus de 350 entreprises du département, avec l’aide des organisations professionnelles, le soutien financier du Conseil général des Bouches-du-Rhône, et la participation de nombreux partenaires de l’emploi.
Quelques points essentiels sont à retenir :
- L’Artisanat reste, en dépit d’un climat général d’appréhension et de doute, un secteur créateur d’emploi.
- Pour poursuivre cette dynamique, il faut continuer à créer des passerelles entre l’entreprise et le monde de l’insertion professionnelle.
- C’est également un secteur en mutation : les métiers évoluent, s’adaptent aux nouvelles technologies, aux exigences d’innovation et prennent conscience de la nécessité de préserver l’environnement.
- Parler d’artisanat, c’est évoquer un savoir-faire professionnel nécessairement requis et également la transmission de celui-ci.
- La formation doit être envisagée comme solution dans les problématiques liées à l’emploi et doit avoir un rôle régulateur.
- En intensifiant des politiques publiques ciblées pour faire coïncider le marché de l’emploi avec les besoins des entreprises, il sera possible à la fois de réduire le taux de chômage et d’offrir aux entreprises de meilleures conditions pour croître et se développer.










